CUSCO
Après 33 heures de voyage, dont une nuit en dortoir sur les banquettes de l'aéroport de Lima, nous voilà enfin arrivés dans la ville considéré par les Péruviens comme le nombril du
monde.
Première journée consacrée à l'acclimatation à l'altitude car en descendant de l'avion, j'ai le palpitant qui s'emballe, donc installation à l'hotel, le plus luxueux du voyage car la réservation
s'est effectuée de france pour plus de tranquilité lors de notre arrivée. La nuit va nous couter chère, 40 soles par personnes alors que notre moyenne mensuelle sera aux alentours de 10 soles.
Découverte de la ville et de ses méandres, cathédrales, ruelles parées de murs incas aux pierres monumentales, artisanats et costumes locaux. Première soirée où nous retrouverons "difficilement "
nos compagnons de galères de trek dans un petit restaurant rue de La Recoleta!!! pour la dégustation d'un Lomo Saltado typique sur les conseils de Ludo ( http://ludoauperou.unblog.fr ) , un petit jeune en vacances/étude depuis trois mois!!!!!, belle et heureuse jeunesse francaise qui est obligée
de partir à l'étranger 4 mois pour grandir intellectuellement.......
Deuxième jour consacré à la visite des monuments importants de la ville et des ses alentours avec en point d'orgue le site de Saqsaywaman.
Départ pour Cachora en début d'après midi, après un passage le matin au marché afin de faire de trop nombreuses emplettes pour notre trek, dont des avocats dont la taille et le poids
devrait être interdit par une norme de randonneurs, et je ne parle de l'engouement français pour le fromage qui nous en fera acheter un bon gros kilo pour 6. Déjeuner loin du tourisme de masse
sur ce même petit marché local et départ pour le terminal terrestre de Cusco afin de trouver un bus nous déposant à l'intersection de la route pour Abancay et Cachora. Déception, nous aurions du
prendre nos billets la veille, car là, pas une place avant 16/17h, ce qui nous ferait arrivé à cachora tard dans la soirée, pas idéal avant un trek de 8 jours sans muletiers mais chargé comme des
mules.
La solution du taxi nous effleure malgré le prix de 40 soles par personne au lieu des 20/25 pour le bus. Et cela sera la solution retenue, ce qui deviendra la première aventure du périple, car
faire rentrer 6 randonneurs dans un break péruvien avec les sacs tout en sachant que les autorités péruviennes n'acceptent pas de voir des gringos dans le coffre deviendra un des moments
inoubliable de cette première semaine, surtout pour Ludo et Carine qui effectueront de temps en temps quelques bouts de trajets à pied devant certains postes "frontières" naifs.
Malgré le taxi, nous arriverons en soirée sur cachora, petit village éteint, où nous passeront la nuit dans une auberge et dineront en plein courant d'air en compagnie d'une famille un peu
éméchée, dont le mari, muletier de profession tentera bien de se caser parmi nous afin de nous louer ses services, mais hélas nous n'avions plus de place dans nos sacs pour de la Chicha,
carburant qui doit le faire avancer.
Aprés un succulent petit déjeuner dans une autre petite gargotte du coin, départ du trek,
direction le choquequirao, en 7 jours, notre parcours de 130 kilomêtres à pied nous ménera de Cachora (700 habitants) vers Agua calientes en passant par le Choquequirao, cité nettement moins
visité que le Machu Picchu, et pour cause, aucune route n'y mêne, et seul des randonneurs motivés peuvent y accédés. Lors de la préparation de ce trek, je n'imaginais pas les dénivelés péruviens
à ce point en ligne droite, en fait je dirais même que les Péruviens n'ont aucune notions des lacets, la route est souvent très directe vers le sommets, ce qui rend certaines ascensions
lègérement harassantes, pour rappel lors de ce trek, les dénivelés cumulés seront de 10000 mètres en positifs et 10000 en négatifs.
Départ, nous sommes bien motivé malgré nos sacs bien trop lourd, surtout celui de Ludo que nous avons bien chargé pour compenser sa fougue et son jeune age, et voilà à peine partis que nous
devons déjà faire demi-tour car nous avons pris la mauvaise route, tout de même 1,8km pour s'en rendre compte, et encore merci au péruvien qui nous a prévenu et remis sur la bonne route. Donc
véritable départ (après un échauffement de 3,6km) pour ce trek engagé de 7 jours qui nous ménera à la centrale hydraulique de santa teresa, et en point d'orgue la visite du Machu Picchu le
huitième jour.
Les premiers kilomètres sont tranquilles malgré la montée, à l'abri sous
une végétation d'eucalyptus et la vue sur la vallée de Cachora, puis afin d'allèger les sacs, une pause mandarine s'imposera avec vue sur la chaine du nevado Padreyoc
(5771m). Après 15km, nous atteignons le col (2850m) pour redescendre vers Chikiska, où nous déjeunerons au grand dam d'Hugo qui aurait bien fait une pause casse croute avant
l'heure.
Du col, nous pouvons apercevoir le site du Choquequirao, annonçant une sacrée descente jusqu'au rio et heureusement, nous ne pouvons pas encore apercevoir la remontée à Santa Rosa. Sous un beau
soleil, la descente sera longue, ce qui est étonnant lors d'un départ de trek, on est plus habitué à grimper les premiers kilomêtres que l'inverse, la pause fera donc un bien fou, surtout à nos
pieds qui commencaient à chauffer sérieusement. Alors bien sur, avec un aussi grand marché à cusco, le repas fut un banquet pour un trek, au menu avocat-mayonnaise (ah oui, carine s'occupait de
nos 500 grammes de mayo), tomate, fromage frais. La pause de 90mn nous fera un bien fou, surtout que la descente jusqu'au Rio n'était pas finie. Redécollage vers 15h30, descente dans
laquelle nous croiserons un groupe d'étudiant qui remontait du rio vers Chikiska, et parait il que certains pleurait devant la difficulté, de mauvaise augure pour notre montée, et oui,
en arrivant sur Chikiska, on a aperçu le chemin qui mène vers Santa Rosa.
La montée (600m,3,5km) depuis le pont sera un véritable calvaire, surtout que Ludo et moi sommes partis un peu vite, plein soleil, n'ayant pris qu'une petite bouteille d'eau pour la montée, et
surtout à chaque fois que l'on demandait quand arrivait le replat de Santa Rosa, la même réponse nous était servie : una hora. Bref, heureusement qu'au 2/3, la faune sauvage en a fait avancer
certains plus vite au point que Ludo perclut de crampes se fera rattraper dans la montée par Cathy qui appliquait certains principe de Jean de La Fontaine. Bon après 1h25 et non 2heures comme
annoncé sur mon topo, arrivée enfin sur un joli panneau bleu nous annonçant Santa rosa, où nous seront bienheureux de planter la tente avant la nuit (16h55).
Pour certains le trek se présente comme un long chemin de croix, les arrivées se feront au compte goutte pendant 2 heures dans des états de fraicheurs différents. Bilan de la première journée,
des pieds et surtout un dos très abimés, 27km,+1080,-1650, une belle journée de marche, heureusement, le lendemain, c'est détente....au choquequiraw (en quechua). Petit soupe, douche grâce à un
petit torrent, et au lit sans demander son reste.
Deuxième jour de trek qui nous emmenera au site de Choquequirao. On aura du mal
à
décoller de bonne heure le matin, mais bon, vu la journée précédente, et comme
l'après midi sera dédié à la visite du site, il est bon de faire la grasse mat' et après un petit déjeuner copieux au nutella, décollage vers 8h30 aprés avoir retrouvé notre couple de français
remontant de la terre de feu et qui venait de se faire voler leurs vélos prêtés par D4 au alentours de Cusco. 2h00 de montée et 800 mètres de dénivelés positifs pour commencer la journée.
La montée me parait moins difficille que celle de la veille bien qu'elle soit plus
longue, arrivée toujours sur notre petit panneau bleu annoncant Marampata où je retrouve Ludo qui a récupéré ses cuisses en rejoignant notre couple de français qui grimpe léger car
accompagné d'un muletier. Grande et belle pose à Marampata d'où la vue sur le Choquequirao se précise, après l'arrivée du groupe au complet, on repart et passons par le poste de sécurité,
heureusement bien moins cher que le Machu Picchu, une trentaine de soles pour rentrer sur le site.
Installation au camping, pose déjeuner, et l'après midi, encore 300 mètres afin d'aller visiter le site, seuls au monde, car effectivement vu la difficulté d'accès, nous serons les seuls
visiteurs de l'après midi, un pur bonheur.
Bilan de la journée, 6km, +1100m, -400m.
Troisième jour de trek, sans doute le plus difficile, il faudra passer sur l'autre versant en passant par le rio Blanco afin de rejoindre le petit hameau de Maizal, où vivent deux familles
expatriées de Yanama afin de cultiver du Mais (Maizal). Décollage un peu plus tôt, on commence par monter, ce qui nous permet d'avoir une vue inédite sur le choquequirao, et s'ensuit une
interminable descente vers le Rio de 1500mètres de dénivelés en plein soleil. Heureusement, une belle pause dans d'anciennes terrasses agricoles nous permettrons de refroidir nos petits pieds et
de nous rassasier de salami.
Déjeuner sur les bords du Rio, où nous ne serons pas les seuls à nous rassasier,
une multitude de moustiques présents se feront un plaisir de déjeuner aussi. Nous avons failli perdre Valèrie, qui partit avant nous des terrasses, à pris un mauvais chemin pour la fin de la
descente, nous la retrouverons heureusement au Rio. Ludo en profitera pour faire sa petite lessive, et oui, c'est l'inconvénient de voyager léger, les affaires tournent vite lorsqu'il fait aussi
chaud avec des dénivelés pareils.
La montée vers Maizal, que l'on apercevait depuis un bon bout de temps débute, et là, avec Ludo, nous ne ferons pas la même erreur que pour la montée vers Santa Rosa, on montera tranquillement à
mon rythme et nous ferons des pauses régulières afin de s'hydrater correctement. Après 1h30 de marche, une fausse joie nous attend, en arrivant sur une ancienne aire de camping fermée où nous
pensions pouvoir s'installer. Allez encore 30 mn de marche pour arrivée réellement au hameau de Maizal, où nous planterons la tente vers 16h30, avant d'aller demander à une des deux familles de
nous préparer un repas pour le soir et le lendemain matin. Nous dinerons pour 5 soles, en compagnie des cochins d'inde qui se baladent librement dans la maison (pièce unique) après que tout le
monde soit arrivé. Une fois de plus Cathy, nous a surpris en arrivant "seulement" 20 mn après nous, sans nous laisser le temps de finir tranquillement notre saucisson. Bon pour certains, la
montée se fera en pas loin de 5h00, mais on en termine avec les montées interminables, maintenant, cela va être de la balade quand les séquelles de cette montée seront digérées.
Bilan de journée, 18km, + 1500m, -1450m.
Quatrième jour de tre
k, après un copieux déjeuner chez l'habitant, départ pour le
passage du col à 4100m. La montée se fait à l'ombre sous une végatation luxuriante et une vue sur le massif de Pumasillo (5971m). Déjeuner au col, en compagnie de quelques condors et une vue bien
dégagée. Descente vers Yanama par un ancien chemin inca en trés bon état par endroits, dont une magnifique vire.
A Yanama (3450m), nous croiseront notre plus gentille famille du trek, et un terrain pour camper idéal avec douche et "machine à laver". Ludo osera la douche en fin de soirée qui donnera une
belle sérenade à l'ensemble du campement au contraire de Carine qui prend des douches gelées comme si de rien n'était.
Avant d'aller manger chez nos hotes, nous irons nous ravitailler à l'une des épicerie du village où vivent une soixantaine de famille.
Bilan de la journée, 12km, +1200m,-700m
Cinquième jour de trek, départ de Yanama pour le passage du col à 4700m où il nous
sera impossible de déjeuner par faute de neige et de vent. La montée débute tranquillement par un faux plat montant pendant de nombreux kilomètres à travers une vallée magnifique surplomblée de
plusieurs 6000mètres. Les 150 derniers mètres du col se feront dans la neige au desepoir de Ludo et de ses petites chaussures D4 à 25€ non étanches, ce qui ne l'empêchera pas de gambader tel un
cabri à 4700mètres.
Après le passage du col, descente enneigée, effectuée rapidement, même faute d'équipement, il est plus facile de dévaller la pente enneigée en sautant dedans plutôt que d'essayer de descendre
sans glisser.
Déjeuner composé de bonnes pâtes à la carbonara non al dente, mais plutôt trés bien cuite, et oui, à cette altitude, difficile de faire bouillir de l'eau.
Sixième jour de trek, départ de Totora vers les sources chaudes de Colpapampa. On se fera gentiment arnaqué par notre chère hotesse, et oui d'avoir eu à courrir dérrière ses anes hier soir, l'a
rendue avide au gain. On a payé un peu cher, surtout que c'est nous qui avons fait cuire pâtes et frites hier soir. D'un autre coté, cela aura été nos meilleures frites du trek.
Après 2 heures de marche, un véritable moment de détente nous attend dans une
très belle vallée, les sources chaudes de Colpapampa, une vue sensationnelle sur le Rio, une température de l'eau avoisinant les 35/40°, trop chaude à mon goût, mais permettant un nettoyage en
profondeur du corps et un peu du linge (dans le Rio tout de même).
Quelle différence entre le trajet vers la Playa et la montée vers Maizal, ce fut une véritable balade, sacs légers que nous ne manqueront pas de remplir à la Playa (bières, poires en conserve)
pour un dernier diner de fêtes autour d'un beau feu de camp. Mis en route et entretenu par Hugo, en bien meilleure forme en fin de trek, et alimenté
par Ludo, toujours prêt à rendre service (portage de tente, de nourriture, trouver une stère de bois en moins
d'1/4 heure....). Il ne manquait que les marshmallows à faire griller.
Nous rencontrerons le midi, une famille de Néerlandais, dont la mère voyagait à dos de mule, quand nous avons vu le matériel et les repas, nous avons été légerement anvieux mais heureusement, sur
l'ambiance et l'originalité de nos lieux de campement nous étions largement vainqueurs.
Septième jour de trek, départ de l'école de la Playa, où nous avons passé une bonne nuit mais réveillé par un "boucan" monstre, et oui l'école est un lieu de rdv le matin, pour les départs en
collectivos plus que local. Direction Agua Calientes via la centrale hydraulique de Santa Teresa.
Arrivée sur le site de la centrale vers 12h30, et là quelle surprise, les
billets de train pour monter jusqu'à Agua Calientes ne se vendent au point de départ du train mais dans le village voisin de Santa Teresa. Cission du groupe, Ludo et moi déciderons de longer les
rails et monter à pied jusqu'au camping (2h) au pied du Machu Picchu, quand à Carine, Cathy et Hugo déciderons de prendre un collectivos direction santa teresa pour aller acheter des billets de
train (30 soles/personne).
La montée sera éprouvante mais belle dans la vallée, à l'ombre et avec le Wayna Picchu nous surplombant. Compliqué, que choisir, les rails installés à distance variable ou bien des cailloux qui
nous feront chauffer les voutes plantaires, heureusement à mi chemin, une belle petite rivière nous permettra une pause fraicheur.En plus deux vendeuses de boissons sur la montée nous
permettrons de se réhydrater au fanta. Bilan de la journée : 28,7km, +365m,- 1495m.
Huitième jour, point d'orgue du trek, la visite du Machu Picchu. Départ matinal vers 4h30 du camping, pour une ascension en compagnie de très nombreux randonneurs matinal. Eh oui, si l'on veux
pouvoir monter au Wayna Picchu, il faut arriver sur le site dans les 400 premiers visiteurs, donc la seule solution est de monter au site à pied, avant l'arrivée des premiers bus qui prennent la
route vers 5h30 et qui déversent toutes les 5mn, une cinquantaine de touristes. Malgré un mal bien connu des voyageurs à l'étranger, j'arriverais plus ou moins à suivre Ludo dans la montée,
malgré le monde, il faut arriver à se frayer un passage, car les escaliers d'une taille certaine en hauteur, ne le sont pas en largeur et ne permettent donc pas le passage de deux randonneurs
cote à cote et comme tout le monde souhaite arriver dans les premiers, certains qui montent tranquillement bouchonnent un peu, on se croirait sur l'autoroute quand papy reste à gauche alors que
sa Citroen plafonne à 125km/h.
Bon après une bonne suée de 25mn, arrivée sur le "péron" du fabuleux et mythique Machu Picchu. Ludo et moi serons rejoins par tout le petit groupe avant l'ouverture, ce qui permettra à tout
le monde d
e pouvoir monter au vertigineux Wayna Picchu (pas si vertigineux que
cela). A 7h00 nous faisions tous ensemble la queue pour monter au Wayna, sauf peut être Ludo, qui en achetant son billet au tarif étudiant sans sa carte d'étudiant à Agua et en faisant du
charme, n'a pas réussi à passer les contrôles d'entrées du site car son charme ne faisait plus effet sur la buldog à l'acceuil contrairement au gentil vendeur d'Agua. Heureusement tout s'est
arrangé auprés d'une autre personne, charme retrouvé ?, on ne saura pas, en tout cas, tout le monde présent sous la pluie (scout tjs prêt, il me restait, je ne sais ni pourquoi ni
comment trois jolis sacs poubelle dans une poche de ma polaire, vestige du trek) alors que nous avions passé 7 jours sous un cagnard pas possible.
pour arriver au Machu Picchu, et hop, arrivée sur le site, il pleut. C'est balo, mais cela se levera vers 11/12h, afin que nos fringues sèchent, car nous étions montés un peu
léger, sans parka ni k-way pour certains, tellement sur qu'il ferait beau et comme dirait quelqu'un, randonnons léger.
Les filles étaient équipées de leur parka, bien évidemment, nous sommes montés tranquillement au Wayna, au passage de 7h, mais avons mis 4h00 pour faire la montée et la redescente (et une belle
remontée) par le temple de la lune alors que certains mettaient 1H, mais vu le temps, nous avons attendu que cela se découvre afin d'avoir un bel aperçu du Machu vu du ciel.
La descente vers le temple de la lune est originale, effectuée parmi de nombreuses échelles de bois, des chemins creusés dans la roche pour arriver sur un site peu visité.
Le reste de la journée après le déjeuner sera consacré à la visite du site, pont inca, porte du soleil, terrasses....
Voilà déjà huit jours que nous sommes partis de Cachora, et quel belle aventure,
partagée, avec un groupe très homogéne, gros marcheurs, grand raleur, jeune et moins jeune, mais toujours de bonne humeur, alors un grand merci à Carine, Cathy, Valérie, Hugo et Ludo
pour cette tranche de vie péruvienne inoubliable.
Ce petit trek aura aussi eu une fin heureuse faite de dégustations de Pisco Sour à Agua Calientes et de Chicha sur la route menant à Maras.
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